Le Chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, défend activement le bilan de sa réforme de l'éducation nationale, affirmant que ses effets sont d'ores et déjà "perceptibles sur le terrain". Lors de séances de questions de politique générale au Parlement, notamment celle du 8 juin 2026, il a mis en avant plusieurs avancées concrètes découlant de la feuille de route 2022-2026.
Voici les principaux points de la réforme et les impacts visibles selon le gouvernement :
Le programme "Écoles pionnières" : Ce modèle, axé sur l'amélioration de la qualité des apprentissages et la maîtrise des compétences fondamentales (lecture, écriture), poursuit son extension. Des évaluations feraient état d'une amélioration sensible de la maîtrise de ces compétences fondamentales par les élèves. Il est prévu qu'il concerne 80% des établissements primaires à partir de la rentrée 2026-2027.
Les "Collèges pionniers" : Dans les établissements concernés, un accompagnement individualisé renforcé aurait permis de ramener le taux de décrochage scolaire de 8,4% à 4,45%.
Le préscolaire : Sa généralisation progresse, atteignant un taux de 80%, ce qui bénéficie à plus de 985 000 enfants à travers le Royaume.
Les ressources et infrastructures :
Hausse des investissements : Le budget mobilisé pour l'éducation est important, dépassant les 97 milliards de dirhams dans le projet de budget 2026, illustrant une volonté de faire de ce secteur une priorité nationale.
Amélioration des conditions d'enseignement : La réforme vise à réduire la surcharge des classes et à renforcer l'attractivité de la profession d'enseignant. Le système éducatif public compte près de 299 000 enseignants pour environ 7 millions d'élèves.
Services annexes : Des efforts sont déployés pour développer le transport scolaire et les internats, notamment en milieu rural.
Les langues : L'enseignement de la langue amazighe est élargi au primaire, et celui de l'anglais au cycle secondaire.
Aziz Akhannouch souligne que cette transformation de l'éducation est un pilier stratégique pour renforcer le capital humain et consolider l'État social au Maroc.