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IMMOBILIER AU MAROC : LE GRAND RALENTISSEMENT EST LANCÉ ? LES CHIFFRES QUI INTERPELLENT
By DIDIER Boucard
Published on 22/06/2026 19:55
News

IMMOBILIER AU MAROC : LE GRAND RALENTISSEMENT EST LANCÉ ? LES CHIFFRES QUI INTERPELLENT

 

Après plusieurs années marquées par une forte attente autour de la pierre, le marché immobilier marocain montre des signes de fatigue en ce début d’année 2026.

 

Les prix reculent, mais c’est surtout l’effondrement du nombre de transactions qui révèle un véritable changement de rythme.

 

Selon la dernière note de Bank Al-Maghrib (la banque centrale du Maroc) et de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie, l’indice des prix des actifs immobiliers a diminué de 2,4 % au premier trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent.

 

️ LES PRIX BAISSENT DANS PRESQUE TOUS LES SEGMENTS

 

Le ralentissement touche toutes les catégories de biens.

 

Le résidentiel et le foncier enregistrent la baisse la plus marquée avec -3 % chacun. Les biens professionnels résistent davantage, mais reculent tout de même de 0,8 %.

 

Dans le détail, les appartements et les maisons perdent 2,7 % de leur valeur, tandis que les villas sont beaucoup plus touchées avec une baisse de 6,4 %. Le segment haut de gamme semble donc subir plus fortement la pression actuelle.

 

Mais le véritable signal d’alerte ne vient pas uniquement des prix.

 

LES ACHETEURS DISPARAISSENT DU MARCHÉ

 

Le nombre de transactions s’est effondré de 40,2 % par rapport au dernier trimestre 2025.

 

Dans le résidentiel, les ventes chutent de 38,4 %. Les appartements reculent de 37,5 %, les maisons de 51,6 % et les villas de 53,1 %.

 

Le foncier est également frappé par ce ralentissement avec une baisse de 45,9 % des transactions.

 

Même tendance dans l’immobilier professionnel : les ventes diminuent de 40,2 %, avec -40,4 % pour les locaux commerciaux et -39,2 % pour les bureaux.

 

LES GRANDES VILLES TOUCHÉES PAR LE COUP DE FREIN

 

Le ralentissement n’épargne pas les principales villes marocaines.

 

À Rabat, les prix reculent de 4,7 % et les transactions plongent de 55,4 %.

 

À Casablanca, le marché affiche une baisse des prix de 2,7 % avec des ventes en recul de 37,8 %.

 

Marrakech, pourtant très attractive auprès des investisseurs, voit ses prix diminuer de 1,5 %, mais les transactions chutent de 51,5 %.

 

À Tanger, les prix baissent de 3,9 % tandis que les ventes reculent de 36,4 %.

 

OPPORTUNITÉ POUR LES ACHETEURS OU SIGNAL D’ALARME ?

 

Pour certains ménages, les MRE et les investisseurs, cette baisse pourrait représenter une fenêtre intéressante pour acheter à de meilleures conditions.

 

Mais derrière cette apparente opportunité se cache une réalité plus complexe : le marché est bloqué.

 

Les vendeurs hésitent à ajuster leurs attentes, tandis que les acheteurs restent prudents face aux incertitudes économiques.

 

UN MARCHÉ QUI ENTRE DANS UNE NOUVELLE PHASE

 

Sur un an, la baisse des prix reste limitée avec -0,4 % par rapport au premier trimestre 2025. Le résidentiel et le foncier reculent de 0,6 %, tandis que les biens professionnels diminuent légèrement de 0,1 %.

 

Mais les transactions continuent de baisser (-9,3 % sur un an), preuve que le marché immobilier marocain fonctionne désormais au ralenti.

 

Le constat est clair : la pierre marocaine reste un placement recherché, mais les acheteurs veulent désormais davantage négocier, comparer et attendre le bon moment.

 

Le marché n’est pas en crise ouverte, mais il traverse une période de réajustement où le rapport de force entre vendeurs et acquéreurs est en train de changer.

 

#maroc #Morocco

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