Le Maroc devance nettement les autres pays africains et arabes figurant dans le palmarès
RÉPUTATION INTERNATIONALE : LE MAROC GRIMPE À LA 27E PLACE MONDIALE
Le Maroc poursuit sa progression sur la scène internationale. Selon le RepCore Nations 2026 de Reputation Lab, le Royaume gagne trois places et se hisse au 27e rang mondial, confirmant son statut de pays africain et arabe le mieux classé en matière de réputation nationale.
Cette progression est d’autant plus notable qu’elle intervient dans un contexte mondial marqué par une dégradation générale de l’image des grandes économies.
Sur les 60 pays évalués dans le classement final, 43 ont vu leur réputation reculer, contre seulement 14 en progression et trois restés stables.
LE MAROC DEVANCE LARGEMENT SES VOISINS AFRICAINS ET ARABES
Avec sa 27e position, le Maroc conserve une avance significative sur les autres pays africains et arabes présents dans le classement.
L’Égypte occupe la 38e place mondiale, devant les Émirats arabes unis à la 40e, le Koweït à la 44e, le Qatar à la 45e, l’Arabie saoudite à la 51e et l’Algérie à la 52e.
Le Maroc confirme ainsi une position de premier plan dans son environnement régional, tout en progressant dans une hiérarchie internationale particulièrement compétitive.
UNE ÉTUDE FONDÉE SUR PLUS DE 124.000 ÉVALUATIONS
Le RepCore Nations 2026 repose sur un vaste dispositif d’évaluation. 124.014 personnes, réparties dans 36 pays, ont été interrogées sur la réputation de 74 nations.
Pour établir son classement final, Reputation Lab retient les 60 plus grandes économies mondiales et analyse leur image à travers 22 attributs.
Pour le Maroc, plusieurs indicateurs ont contribué à cette amélioration, notamment la perception de ses capacités technologiques, la gestion de ses ressources publiques et ses performances sportives internationales.
L’IMAGE DU MAROC NE SE LIMITE PLUS AU TOURISME
Cette évolution est particulièrement intéressante pour le Royaume, qui cherche depuis plusieurs années à diversifier son positionnement international.
L’image du Maroc ne repose plus uniquement sur son tourisme, son patrimoine culturel ou son attractivité géographique. La perception de ses capacités technologiques, industrielles et sportives contribue également à façonner son image auprès des opinions publiques étrangères.
Cette évolution accompagne les ambitions du pays dans les industries, les nouvelles technologies, les infrastructures, les énergies renouvelables et les investissements internationaux.
RÉPUTATION ET ATTRACTIVITÉ ÉCONOMIQUE
Reputation Lab établit également un lien statistique entre la réputation d’un pays et son attractivité.
Selon l’étude, un point supplémentaire de Reputation Score est associé en moyenne à une hausse de 7,2 % des recettes touristiques et de 1 % des investissements directs étrangers.
Ces chiffres ne signifient évidemment pas qu’une meilleure réputation provoque automatiquement une hausse des investissements ou des arrivées touristiques. Ils soulignent néanmoins l’importance de l’image internationale dans la capacité d’un pays à attirer visiteurs, capitaux et entreprises.
Pour le Maroc, l’enjeu est particulièrement stratégique alors que le Royaume cherche à renforcer simultanément son industrie, ses exportations, ses infrastructures, son secteur touristique et son attractivité auprès des investisseurs étrangers.
️ LE « MADE-IN SCORE » FAIT SON ENTRÉE
L’édition 2026 introduit également un nouvel indicateur : le « Made-In Score ».
L’objectif est de mesurer la perception des produits et services en fonction de leur pays d’origine. L’image d’une nation peut en effet influencer la confiance accordée à ses produits et même la disposition des consommateurs à payer davantage.
Pour le Maroc, cette dimension prend de l’importance à mesure que les entreprises nationales développent leurs exportations et renforcent leur présence sur les marchés internationaux.
Une meilleure réputation du pays peut donc progressivement devenir un atout supplémentaire pour le « Made in Morocco ».
LE MAROC, UN CAS ÉTUDIÉ À L’INTERNATIONAL
Cette progression fait également l’objet d’un intérêt institutionnel au Maroc.
L’Institut Royal des Etudes Stratégiques (IRES) suit notamment l’évolution de l’image internationale du Royaume à travers son Observatoire de l’image internationale du Maroc.
Fait révélateur, le Maroc a été sélectionné avec l’Ukraine parmi les deux cas de gestion de réputation nationale présentés lors du webinaire consacré au RepCore Nations 2026, avec la participation d’Issam Lotfi, Chief Strategic Officer de l’IRES.
LE JAPON TOUJOURS NUMÉRO 1
Au sommet du classement mondial, le Japon conserve la première place, devant le Canada et la Suisse. L’Australie et le Danemark complètent le top 5.
Cette hiérarchie rappelle que la réputation internationale ne dépend pas uniquement de la puissance économique, de la richesse ou du poids géopolitique d’un pays.
La perception qu’un pays inspire auprès des populations étrangères constitue désormais un facteur à part entière de son influence et de son attractivité.
27E MONDIAL : UNE ÉTAPE, PAS UNE FINALITÉ
La progression du Maroc à la 27e place mondiale intervient donc à un moment particulièrement significatif : alors que la réputation moyenne des grandes économies recule, celle du Royaume continue de progresser.
Le véritable défi sera désormais de transformer cette amélioration de l’image internationale en résultats concrets pour le tourisme, les investissements, les exportations et les entreprises marocaines.
Une réputation en hausse peut ouvrir des portes. À charge désormais au Royaume et à ses acteurs économiques de convertir cette perception positive en attractivité durable et en influence internationale accrue.